Cameroun

Résumé : 

La ville de Makénéné souffre d’un manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. 

Actuellement, l’eau consommée par les habitants est puisée dans des puits de faible profondeur qui ne garantissent pas la qualité de l’eau. La pollution de l’eau entraine de nombreuses maladies hydriques, c’est ce qui a poussé les centres de santé locaux à nous contacter pour que nous élaborions ce projet. TPSF et ses partenaires, notamment l’ONG locale Dypamak, souhaitent réaliser un système d’adduction à partir de  la réalisation de forages et la pose de réservoir et de bornes fontaines. 

Par ailleurs, une fois sur place nous avons également constaté un déficit en infrastructures d’assainissement. Nous avons décidé d’initier l’installation de ce type d’aménagements. Ainsi, après avoir consulté notre partenaire local, il nous a semblé adapté d’orienter cette partie du projet sur la pose de cabines de latrines, besoin essentiel notamment dans les institutions scolaires.

Contexte : 

L’accès à l’eau potable et à l’assainissement représente un combat quotidien pour la vingtaine de milliers de citadins qui peuplent la commune rurale de Makénéné. Ville agricole et commerciale située dans le département du MBAM – et – INOUBOU (région du centre du Cameroun), la plupart des ménages de cette commune ont recours aux méthodes traditionnelles pour leur approvisionnement en eau et à l’assainissement autonome et pour l’évacuation des excrétas. Malgré le fait que le droit à l’eau ait été assimilé au niveau international à un droit de l’homme (ONU 2010), la grande majorité de la population est dépourvue d’eau potable et de systèmes d’assainissement adéquats, ce qui constitue des menaces importantes pour leur vie et leur santé.

En 2019, l’Etat Camerounais a décentralisé la compétence de gestion des eaux et de l’assainissement aux communes. C’est en partenariat avec la mairie de Makénéné que nous avons pu monter ce projet afin d’assurer une production et une distribution pérenne de l’eau potable pour tous-tes les habitants-tes de la ville dans un cadre hygiénique et sécuritaire.

En 2021, l’agglomération de Vichy Communauté nous rejoint sous forme de de Coopération Décentralisée avec la ville de Makénéné.

Pour mieux connaitre la ville de MAKENENE : https://cartecommunale.cm/web/arrondissement/63/siteWeb

OBJECTIFS DU PROJET ET RÉSULTATS ATTENDUS :

L’objectif global de ce projet est d’assurer durablement l’accès à l’eau potable en vue d’améliorer le bien-être, la santé et le développement économique et social des populations de la ville de Makénéné.

D’une manière spécifique et non exhaustive, le projet vise à :

  • Construire le réseau de distribution d’eau pour alimenter 20 000 habitants-es de la ville,
  • Créer des instances de gestion de l’eau et de l’assainissement, citoyennes et participatives composée paritairement,
  • Former une équipe de maintenance et d’entretien des infrastructures réalisées,
  • Sensibiliser la population aux risques et dangers des maladie hydriques, aux gestes clé de l’hygiène, à l’importance de l’intégration des femmes dans la société et notamment dans les instances de gestion locales,
  • Accompagner le transfert des compétences eau et assainissement vers la mairie grâce à une organisation prévisionnelle des services en fonction du contexte locale.
Le projet sera découpé en quatre phases. 

La première phase est une réduction du projet à l’échelle de deux quartiers. Elle englobe les mêmes réalisations d’eau et d’assainissement que celles comprises dans la globalité du projet. De ce fait, elle nous permettra d’avoir un certain recul sur les conditions locales, les potentielles difficultés. . .  Dans cette première phase nous avons choisi de nous appuyer sur l’existant. Nous avons remis un ancien forage en fonctionnement et nous réhabiliterons un réservoir tombé en désuétude. Leurs emplacements permettront d’alimenter deux bornes fontaines publiques localisées en plein centre ville à proximité de différentes institutions (centres médicaux, école, mairie, police, gendarmerie, sous-préfecture). 2000 bénéficiaires directs auront un premier accès sûr à l’eau potable.                                                                                                                                    En parallèle, nous mettrons en place une campagne de sensibilisation aux dangers de la consommation d’eau non potable.

La phase deux élargira le travail effectué avec un second réservoir, l’agrandissement du réseau de distribution et la pose de 14 bornes fontaines supplémentaires. Par ailleurs, nous poserons 126 cabines latrines par bloc de trois dans 12 établissements scolaire et sur la place du marché central.                                                                                Concomitamment, les instances de gouvernance (Associations des Usagers de l’Eau (AUE) au niveau local et Comité Central de Gestion (CCG) au niveau communal) seront progressivement mit en place.

Par la suite, au cours des phases suivantes du projet, nous terminerons le réseau de distribution avec l’ajout d’un troisième réservoir et de 16 bornes fontaines supplémentaires. Cela portera le nombre de bornes à 32.                                                    En parallèle, nous formerons 4 personnes à la maintenance et l’entretien des infrastructures.                                                                                                                            Toujours simultanément, nous souhaitons réaliser des études sur l’hygiène et l’assainissement et sur l’impact environnemental afin de garantir au mieux la santé des populations concernées mais aussi de protéger au mieux l’environnement de ce territoire. Ce pourra être l’objet d’un projet d’assainissement complémentaire au projet d’adduction à l’eau potable si nécessaire et si finançable. La création de nouvelles fontaines sera fait durant ces phases afin de compléter le réseau de distribution d’eau.                     

PRINCIPAUX PARTENAIRES :

L’association Dypamak, à caractère humanitaire et social. C’est un partenaire professionnel spécialiste de l’Eau, avec des experts tel que Monsieur Albert Bias, Ingénieur polytechnique spécialiste des problématiques de l’eau.

Pour la formation professionnelle au niveau local l’Institut Universitaire de la Côte Douala (IUC) et le Lycée professionnel de Makénéné (chantiers-école) se sont associés à nous pour ce projet. En France, le Centre d’Etudes et de Recherches du Développement International de Clermont-Ferrand (CERDI) et le CFC Egletons ont tenu à prendre part à cette aventure.

Aquassistance a décidé de se joindre à nous par le biais d’une convention afin d’apporter son expertise en étude ex-ante. 

En mars 2021, l’agglomération de Vichy a signé une coopération décentralisée avec la ville de Makénéné pour mener à bien la première phase du projet. Les deux agglomérations travailleront main dans la main sur la première phase de ce projet : la remise en état d’un forage existant, la réhabilitation d’un réservoir et la mise en place d’un réseau de distribution et de bornes fontaines dans le centre de Makénéné.

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